Badiaa Bouhrizi
 
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Badiaa Bouhrizi
 
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Badiaa Bouhrizi
 
Badiaa - Manifesto hergla 2010
 
Badiaa Bouhrizi
 
Zone A : 30 DT
Zone B : 20 DT
Zone C : 10 DT
  • Les billets étudiants (Zone C) sont en vente exclusivement aux guichets
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Badiaa
Un Air de Liberté

Jeudi 05 Avril 2012 à 20:30
Salle Carthage 1 – Carthage Thalasso. En concert avec Stacey Kent
<b>Badiaa</b>_Un Air de Liberté
bande annonce
UN AIR DE LIBERTÉ

Elle est de ceux qui n'ont pas attendu le soulèvement pour élever la voix de la révolte contre l'injustice. Sa musique à elle vient du vieux fonds tunisien, celui des montagnes, acclimatée, comme elle, aux lumières de la ville. Non pour un retour plus ou moins folklorique aux musiques traditionnelles qui a vu, ces dernières années le pire et le meilleur mais comme source, profonde en elle. Le choix de la langue n'est pas anodin non plus, ses textes sont pour la plupart en arabe littéraire. C'est juste qu'elle y est à l'aise et que c'est sa langue d'expression écrite.
Elle chante aussi en tunisien, avec parfois des accents kéfois, pour dire les héros du quotidien, les sans nom et les sans voix, ceux pourtant sans qui rien ne serait arrivé, comme cette "azouza hamia" qui résiste dans son "houch".

Elle apporte ce sang neuf à la scène tunisienne qui, depuis Anouar Brahem et Dhafer Youssef, n'avait pas vu d'artiste aussi original et exigeant. Cette frêle mais volontaire trentenaire est dans la lignée d'une Joan Baez, avec laquelle elle partage une même voix, un même engagement et une même quête d'émotion pure. Elle cherche la justesse, avant tout, confiant que "trop de beauté tue la beauté". Pendant ses trois ans d'exil londonien, elle a travaillé sans relâche en se frottant à toutes les musiques et partageant la scène avec de nombreux artistes. Elle a notamment fait partie de la formation d'Afro-Beat, Awalé.

"Anoujad" est le titre de ce premier album qu'elle porte depuis deux ans. Enregistré en Tunisie, avec des musiciens tunisiens, il comprend des chansons maturées sur scène. A part "Nadi Aal Hifa", un titre du patrimoine kéfois, travaillé en collaboration avec Noureddine Ouerghi et "Ila Salma" dont les paroles sont de la poétesse palestinienne Fadwa Touqan, tous les textes sont d’elles. Les sonorités elles viennent d'Afrique, du jazz, du dub avec aussi, quelques morceaux à la guitare acoustique qui donnent à entendre l'épure de sa voix. Badiaa Bouhrizi Ouerghi, qu'on a connue aussi sous le pseudonyme de Neyssatou, anagramme de Tounessia, est de ces artistes qui mettent haut la barre de la création tunisienne. Et c'est tout à l'honneur de son public.

LINE UP
Badiaa Chant / Guitare
Wissem Ziadi  Violon
Malek Ben Halim Percussions
Tareq Maâroufi Batterie
Mourad Majoul Guitare
Qays Fanni Basse
 
THE SOUND OF FREEDOM

She was one of those who was not waiting for a rebellion to show her indignation with injustice. Her own music goes back to an old Tunisian inheritance, of mountains, acclimatized, like she is herself, to the city lights. Not as a return to traditional folk music which has witnessed over the last years good and bad times, but as a deep source in itself. The choice of language was not accidental too, the majority of her texts are written in literary Arabic. Only in this way she can feel comfortable and this is the language of her self-expression.

She also sings in Tunisian, sometimes with Kefiyan accent to tell a story about heroes of everyday life, about those who do not have a name or a voice but without whom nothing would happen like this "azouza hamia" which holds fast in her "houch". She brings in this new blood to Tunisian stage which, from the times of Anouar Brahem and Dhafer Youssef, hasn’t seen such an original and demanding artist. This subtle and at the same time strong-willed thirty-year-old girl stands side by side with Joan Baez with whom she shares similar voice, the same commitment and identical passion for the search for new emotions. She is looking for justice and, above all, believes that "excessive beauty kills beauty".

"Anoujad" is a name of her first album which she released two years ago. Due to the fact that it was recorded in Tunis with the assistance of Tunisian musicians, it absorbed the songs which obtained their final shape on the stage. Except "Nadi Aal Hifa", the name of Kefia ancestral home, created with the assistance of Noureddine Ouerghi, and "Ila Salma" to the words of a Palestinian poetess Fadwa Touqan, she has written all the texts on her own. Motives are of African origin, they come from jazz. In combination with separate fragments on acoustic guitar they emphasize clearness of her voice. Badiaa Bouhrizi Ouerghi, also known under a pseudonym Neyssatou – anagram from Tounessia -, is one of the artists who considerably raise the standards of Tunisian creative work which is all in honor of her public.

LINE UP
Badiaa Vocal / Guitar
Wissem Ziadi  Violin
Malek Ben Halim Percussion
Tareq Maâroufi Drums
Mourad Majoul Guitar
Qays Fanni Double-bass