Programme
Bendir Man
 
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Zone A : 25 DT
Zone B : 15 DT
Zone C : 10 DT
  • Les billets étudiants (Zone C) sont en vente exclusivement aux guichets

Bendir Man
I'm coming Bendirland

Dimanche 15 Avril 2012 à 18:30
Salle Carthage 1 – Carthage Thalasso. En concert avec Michael Burks
<b>Bendir Man</b>_I'm coming Bendirland
bande annonce


Son dernier clip, un film d'animation 100% tunisien, est une réussite. "Elli baadou" (au suivant) donne aussi son titre à son dernier album, le premier opus professionnel de l'après-soulèvement. Bendir Man, du nom du super héros, "hittiste" et amateur de "s'han tounsi", qu'il a rendu populaire  dans une BD toute mauve où seule sa maison était bleue, n'a pas attendu décembre 2010 pour tourner en dérision l'ancien régime.

Ses titres enregistrés dans la clandestinité étaient largement relayés sur l'internet, via les réseaux sociaux entre autres et passaient en revue sur le mode satirique, pour la plupart, les failles de la société tunisienne en mal de liberté et de justice. Dans le droit fil des chansonniers (ceux qui mettent en chanson l'actualité pour la railler), il chantait dès 2009 que le système était foutu, aïe-ya-aïe,  aïe-ya-aïe et n'a pas abandonné, depuis, cette veine caustique ni son talent à mettre le doigt là où ça fait mal. Un style qui lui a valu des milliers de fans bien avant sa sortie de l'ombre.

Fils d'opposants de gauche, il est né avec la contestation en héritage mais, même s'il a payé de sa personne en 2008 à Redeyef et s'il est resté du côté des "wled el houma", à la Kasbah, c'est sur scène, par ses chansons avec comme arme sa guitare qu'il participe le mieux à la résistance. Qu'il soit sur le registre de la parodie ("Hbiba Ciao") ou qu'il rende hommage aux chanteurs de mezwed ("Erdha aalina ya lemmima" de SalahFarzit), à ceux du répertoire tunisien ("Zaama ennar tetfachi" de Cheikh el Afrit), aux paroliers engagés ("Nakhlet Oued el Bey"), Bendir Man reste avant tout le porte-parole d'une certaine fronde populaire, gouailleuse et tenace.

Désormais sentinelle, il n'a pas abandonné le combat contre l'oppression et reste vigilant sur les questions de censure, de liberté des femmes ou de liberté tout court. Le musicien, quant à lui est très éclectique, il ne renonce ni aux influences de la chanson francophone, qu'il revendique, ni au reggae, tout en restant fidèle aux expressions typiquement tunisiennes.

Pour cet album sorti en janvier, il renoue, entre autres, avec la tradition des fanfares, héritée des turcs. Depuis le 14 janvier, il a sillonné la Tunisie pour des concerts archi combles. Bendir Man sur scène, c'est toujours un peu plus que Bendir Man, quelque chose qui tient à l'âme tunisienne. Pudique dans l'émotion et subtile dans la caricature.

LINE UP
   
Bendir Man Chant / Guitare
Radhwen Ben Becheur  Basse
Selim Ben Salah   Violon
Amine Nouri  Batterie
Mohamed Ali El Gueblawi  Clarinette


 
His recent animated Tunisian clip was a great success. "Elli baadou" (the next one) gave the title to his last album which became the first professional work after the period of stagnancy. Bendir Man, on behalf of the super hero, is the performer of hits and "shan tounsi" fan which he popularized with the help of a comic book all presented in a lilac color where only his house was blue.

He didn’t wait for December 2010 in order to mock at an old regime. His secretly recorded compositions are widely broadcast on the Internet, in social networks and mostly depicted Tunisian society with the deficiency of freedom and justice in a satirical way. Along with other chansonniers (those who deride real life in their songs) starting from 2009 he sang about the system failure, aïe-ya-aïe, aïe-ya-aïe and since then he has never forsaken this acute topic and made all efforts to sting to the quick. His style had secured him thousands of fans long before he stepped out of the shade. Son of the Left Opposition, he was born with this protest, but even if he sacrificed himself in 2008 in Redeyef and remained on the side of "wled el houma" in Kasbah, only on the stage, by means of his songs and guitar that serves as a weapon he supports opposition most actively. Irrespective of whether he makes parodies ("Hbiba Ciao"), pays tribute to mezwed style performers ("Erdha aalina ya lemmima" (SalahFarzit), is the author of the texts (Nakhlet Oued el Bey), (Bendir Man) first of all he remains a mouthpiece of a certain national opposition group, sneering and persistent.

While being always on guard he never gives up the fight against oppression and keeps a watchful eye on censorship, freedom of women and liberty on the whole. As a musician he resembles an electric discharge, he doesn’t reject the influence of French-language music, whose rights he supports, as well as the influence of reggae, remaining true to typical Tunisian forms of expression. In this album, released in January, among other issues, he once again returns to the traditions of belligerent melodies, inherited from Turks. Starting from January, 14 he has traveled round Tunis with concerts enjoying full houses all the time. Bendir Man on the stage is always something more than Bendir Man. This something reveals his Tunisian soul. He is restrained in the expression of emotions and sharp in a parody.

LINE UP
   
Bendir Man Vocal / Guitar
Radhwen Ben Becheur 

Double-bass

Selim Ben Salah   Violin
Amine Nouri  Drums
Mohamed Ali El Gueblawi  Keyboards